Nous vous parlions récemment de l’importance de l’UX pour la réinvention des parcours RH. Cette semaine, nous abordons un tout autre domaine, celui de la culture. À l’heure où, sur certains territoires (coucou les Pays de la Loire), de nombreux acteurs pâtissent de réductions budgétaires drastiques (le mot est faible), nous avions envie de nous poser la question : comment l’UX peut-elle sauver la culture ?
L’expérience utilisateur ne se limite pas au numérique. Nous l’avons déjà dit, vous le savez déjà : l’UX s’applique à tout ce qui nous entoure. Tout est expérience. Tout est parcours. Dans le domaine culturel, cela concerne autant la visite d’un musée que la consultation d’un portail patrimonial en ligne, l’emprunt d’un livre, ou encore l’expérience créée autour d’un week-end en festival. Tout est prétexte, là aussi, à l’analyse des attentes des usagers, en vue de supprimer les frictions, fluidifier l’expérience et renforcer l’engagement des publics.
Prenons l’exemple des musées : l’UX peut améliorer l’ergonomie des parcours de visite, favoriser l’inclusion des publics en situation de handicap, enrichir l’expérience grâce à des dispositifs interactifs ou immersifs, et agir sur la désirabilité d’une visite en la rendant plus interactive. Le Louvre et le MoMA expérimentent déjà, par exemple, des applications mobiles qui facilitent la découverte des collections, proposent des parcours gamifiés ou encore des expériences en réalité augmentée. Le champ des possibles est si vaste !
L’UX a aussi toute sa place dans les bibliothèques et médiathèques. Chez TiCO, nous avons eu l’opportunité d’intervenir sur plusieurs projets visant à améliorer l’expérience usager, comme celui de la bibliothèque municipale de Dinan (Dinan Bibliothèque). En repensant l’organisation des espaces et l’accès aux collections, nous avons facilité l’appropriation des lieux par les usagers et fluidifié leur navigation.
La culture ne se limite pas aux espaces physiques : elle passe aussi par des dispositifs numériques accessibles à distance. Le portail du patrimoine de Bretagne (Bretagne Portail Patrimoine) et celui de Nantes Patrimonia (Nantes Portail Patrimonia) sont deux exemples où l’UX a permis de simplifier l’accès à une richesse patrimoniale souvent perçue comme complexe ou cloisonnée. En misant sur des interfaces intuitives et des parcours utilisateurs optimisés, ces plateformes rendent le patrimoine vivant et engageant.
Parfois, il suffit d’une idée simple et accessible pour transformer une visite culturelle en une expérience inoubliable. Chez TiCO, nous avons proposé une solution peu coûteuse mais terriblement efficace pour attirer les familles dans le cadre de notre accompagnement de Loire Atlantique Développement : des fiches explicatives dessinées à la main par des enfants, placées à leur hauteur, pour leur offrir une vision d’œuvres d’art qui correspond à leur imaginaire. Une manière ludique et inclusive de donner envie aux plus jeunes de s’intéresser à la culture et d’en parler à leurs parents. Un excellent exemple d’UX appliqué à la médiation culturelle !
Dans un contexte de restrictions budgétaires, l’UX apparaît comme une réponse stratégique pour maximiser l’impact des initiatives culturelles avec des moyens limités. En effet, lorsque nous étudions des parcours et des expériences chez TiCO, nous faisons émerger des pistes de solutions multiples qui peuvent ensuite être priorisées en fonction des moyens de l’organisation.
Et parfois, il n’est pas nécessaire d’engager de gros moyens pour rendre son organisation ou son service attractif, désirable, et faire ainsi en sorte, avec peu de ressources, de mieux « vendre » son offre.
Au-delà des aspects purement ergonomiques, l’UX peut aussi jouer un rôle dans la diversification des modèles économiques, en encourageant par exemple les dons, les abonnements ou l’adhésion à des services culturels via des interfaces engageantes. Une bonne expérience peut amener à un changement de comportement !
Vous l’aurez compris, chez TiCO nous voyons l’UX partout. Et dans la culture, nous sommes convaincus que c’est un vrai levier pour (sur)vivre dans un monde de brutes. Rien que ça.